 A New War Begins Une nouvelle guerre opposant les Vampires et les Lycans va commencer... |
| | Le début de la fin [Aaricia] | |
| | | Auteur | Message |
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Camille Dickers Learned Madman

  Age : 22 Inscrit le : 24 Jan 2008 Messages : 38 Race : Humain Age : 45 ans Métier : Généticien Armes : Mes éprouvettes Relations Relations:
| Sujet: Le début de la fin [Aaricia] Dim 9 Mar - 18:27 | |
| Camille s'habillait dans un silence pesant. Il s'étudia d'un regard critique et ôta son noeud papillon désuet et complètement ridicule sur un homme de sa non-élégance. Avec un profond soupir, il passa une main dans ses cheveux argenté et se décida pour une cravate de soie fauve. Lui qui avait horreur de tous ces apparats, était gâté ce soir ! En effet, une fois par an, il devait rencontrer ses banquiers et avocats, pour gérer l'héritage que son père lui avait laissé... Bien évidemment, il ne s'intéressait nullement à la bourse, aux fluctuations, aux bénéfices et à toutes ces sottises de scribouillards, mais, il devait faire acte de présence. Bien sûr, cela aurait pu être pire, ces messieurs auraient pu venir à Hartfield... Quel enfer à l'idée que des inconnus envahisse son univers et celui de ses 'enfants'... Non ! Tant pis pour sa peur des autres, Camille les tiendrait éloigner de sa demeure et personne n'aurait quoi que ce soit à lui reprocher ce soir. Il n'était, de toute façon, pas tenu de rester longtemps ! Les grandes pontes organisaient un cocktail dans Buctktown. Les Nomades recevraient du beau monde ce soir, pas moins de cent invités étaient attendus ! Une véritable aubaine pour Camille, qui parviendrait à s'échapper au bout d'une petite heure. Un dernier coup d'oeil dans son miroir, un dernier gémissement de pure agonie à l'idée de se retrouver cerné d'inconnus, et Camille quitta sa chambre.
Il se gara, non sans mal, dans l'une des rues adjacentes aux Nomades, puis il se donna du courage en ajustant sa cravate. Il parcourut à pied, les quelques mètres qui le séparaient de l'entrée, puis l'angoisse lui étreignit la poitrine... Comme il avait horreur de faire la conversation, pire, il se sentait aussi gaffeur que son 'fils' Jeremy, et ce n'était pas un compliment ! Il remit son invitation à l'homme patibulaire qui gardait les portes du royaume des enfers, puis il fit son entrée. Le bruit de conversations bourdonnantes lui parvint, et déjà, il eut envie de s'enfuir en courant. Il s'arma pourtant de courage et tendit son pardessus à une hôtesse. Il fut presque aussitôt assailli par des serveurs en smoking lui offrant coupe de champagne, petits fours ou cigares... Douce ironie, Camille ne fumait pas, ne buvait pas, n'était même pas gourmand ! Il ne les regarda pas et se chercha un coin isolé pour attendre que l'heure s'écoule très rapidement. En se frayant un chemin, en prenant bien soin de n'effleurer personne, il écouta les brides de conversations ! Aucun intérêt, ces gens étaient tous des fat et des snobs, Camille ne se reconnaissait en aucun d'entres eux !
Il avisa enfin, un endroit un peu en retrait. C'était une petite alcôve entourée de lourdes tentures cramoisies, une banquette et des coussins permettaient de s'y asseoir en toute tranquillité. Avec un peu de chance, le scientifique y arriverait avant un autre et pourrait tiré les rideaux pour s'octroyer une solitude parfaite... Un début de migraine martelant ses tempes, une furieuse envie de s'isoler, l'angoisse que quelqu'un le reconnaisse et lui parle... Camille hâta le pas et fut conscient, trop tard, d'avoir marché sur quelque chose... Les yeux baissés, il vit un tissu sous son pied et avant qu'il ne puisse le retirer, il s'aperçut qu'il écrasait l'ourlet d'une robe de soirée... La femme qui portait la dite robe tournait le dos à Camille, mais elle eut la malchance de faire un pas à cet instant et aussitôt ses gestes furent stoppés nets... Mortifié, Camille ôta immédiatement son pied et murmura,
- Je suis véritablement confus...
Trop tard, la femme eut un geste brusque, sans doute pensant son ourlet coincé dans quelques aspérités du sol, et son corps bascula vers l'avant. Plus par réflexe que par un élan chevaleresque, Camille tendit la main et lui attrapa le bras, lui évitant une chute la tête la première sur le plancher. C'est alors que la femme se retourna, le scientifique en resta bouche bée... Devant lui se tenait une beauté brune au visage de madone. Elle lui évoqua sur le champ l'Italie, le charme exotique des latins. Il sentit son visage s'empourprer et il se rendit compte qu'il la tenait toujours. Il ôta prestement sa main et porta son regard sur l'alcôve qu'il désirait plus que jamais atteindre. Sans aucun mot, il s'y dirigea avec frénésie et tira les rideaux derrière lui. Son attitude grossière vis à vis de l'inconnue le mit encore plus mal à l'aise, mais c'était ainsi ! Camille était complètement tétanisé à présent... Mais il le fut encore plus en voyant le rideau bougé et la belle inconnue prendre place à ses côtés... Dieu ! Vite ! Qu'elle parte ! _________________
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|  | | Aaricia Sanders

  Age : 20 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 566 Race : Vampire Age : 876 Métier : Dirigeante Armes : Surtout mes mots Relations Relations:
| Sujet: Re: Le début de la fin [Aaricia] Mar 11 Mar - 17:27 | |
| Avec des gestes lents et gracieux, Aaricia joignit, sans hésitation et avec dextérité, les deux bouts de sa robe pour la nouer dans son dos. Combien de fois faisait-elle ça ? Elle ne comptait même plus… Que voulez-vous, c’était cela la vie d’une femme d’affaire. Certes, cela pouvait être trépidant mais la monotonie s’abattait vite dans les esprits ; c’est bien pour cela qu’Aaricia comptait sur son activité de vampire pour fuir l’ennui omniprésent. Beaucoup pensaient que vivre dans le luxe et se présentaient la plupart de son temps à des soirées mondaines était une vie de rêve… Et pourtant, cela était bien triste à la longue. Dans une démarche suave, elle vint s’asseoir sur le grand lit en baldaquin pour chausser ses pieds puis elle resta immobile durant quelques secondes, le regard perdu dans le vide. Elle devrait éternellement afficher son sourire poli ou s’adonner à des joutes verbales avec ses ennemis ; rien de palpitant. Il lui arrivait d’en être lassée et ce soir, c’était exactement ce qu’il se passait. Néanmoins, Aaricia était toujours égale à elle-même, et sa détermination finissait toujours par prendre le dessus sur sa lassitude. Elle se redressa vivement, le dos bien droit puis remit sa robe en place dans un geste précis avant de descendre rejoindre la limousine qui l’attendait.
Une demi-heure plus tard, elle descendait du véhicule avec une telle prestance que rien de ses doutes ou hésitations n’était visible dans sa démarche. Le visage dénué de toute expression, elle se contenta de jeter des brefs coups d’œil autour d’elle avant de se rendre à l’entrée du bâtiment où déjà de nombreuses personnes s’afféraient. Elle passa instinctivement une main dans ses cheveux noués avant d’entamer une marche en direction d’un groupe de personnes qui lui faisait signe. Les habituels entrepreneurs. Elle les salua, les gratifiant d’un sourire voulu jovial. Dans ce monde d’hypocrisie, tout le monde était mal placé pour lui reprocher cela. Un barman s’approcha d’eux pour leur proposer du champagne et Aaricia ne se fit pas prier pour prendre une coupe. Personne ne relèverait cet élan ; il était monnaie courante que les soirées mondaines tournent en beuveries. L’alcool était ce qui aidait les gens à se montrer toujours sous leur meilleur jour ; du moins, jusqu’à un certain moment et surtout un certain taux. Après quelques paroles échangées avec ses compères et des rires peu francs, Aaricia prit congé pour se rendre vers un endroit plus serein. Alors qu’elle avait remarqué une banquette de libre prés d’une table en bois massif présentant tout un tas de victuailles, et qu’elle s’y dirigeait dans un pas à la fois furtif et convaincu, une voix familière la héla. Il ne manquait plus que ça ! Aaricia serra les dents et ferma les yeux, stoppant tous ses mouvements, comme si elle espérait se rendre invisible en l’espace de quelques secondes. Il s’agissait de Benjamin Stokes ; évidemment… Comment avait-elle pu être assez sotte pour penser qu’elle arriverait à l’éviter toute la soirée ? Elle se tourna vers lui, son regard prédateur planté dans le sien, comme si c’était l’heure du face à face. Elle inclina légèrement la tête sur le côté avant de s’avancer vers lui.
« Benjamin… » Souffla-elle tout en portant la coupe de champagne à ses lèvres. « Te dire que je ne m’attendais pas à te voir serait un mensonge… »
Pour ne pas changer, il était accompagné ; et pas par une grande lumière je vous assure… Encore une de ses greluches qu’il avait repêchée au coin de la rue. Aaricia la salua à son tour, optant pour un sourire moqueur. Mais alors, qu’il s’apprêtait à la présenter, la vampire sentit une pression au niveau du bas de sa robe. Elle fronça les sourcils et s’apprêta à avancer d’un pas, comme si c’était une gêne hasardeuse, mais elle fut déséquilibrée par le poids qui clouée le tissu au sol. Elle eut à peine le temps d’entendre les excuses de l’homme qui en était responsable qu’elle bascula vers l’avant. Ses yeux s’agrandirent de surprise alors qu’elle se voyait pencher dangereusement vers l’avant mais quelqu’un la saisit par le bras pour la redresser à temps. Légèrement contrariée par ce petit incident, elle se tourna vers la dite personne avec la ferme intention de la remettre à sa place, mais son regard sombre et intransigeant croisa deux yeux bleus très peu conventionnels. L’homme qui lui avait évité une humiliation publique était le même que celui qui avait failli la déclenché. Il était d’âge mûr mais même son visage marqué par le temps, dégageait un charme certain. Ce n’était pas le premier qu’elle voyait mais ce qui la résigna à ne pas rabrouer ce maladroit fut les deux iris azurés qui agrémentaient ses yeux fatigués. Elle pouvait y lire cette maladresse et surtout ce malaise que cela avait occasionné chez lui. Elle n’eut pas le temps de le regarder plus amplement que celui-ci lui lâcha le bras, affichant une mine déconfite, comme s’il avait bravé un interdit. Elle avait remarqué les rougeurs qui étaient apparus sur ses joues lorsqu’il avait découvert son visage. Etait-elle si intimidante que ça ? Alors qu’elle voulut dire un mot, il tourna les talons aussi vite qu’elle avait eu le temps de le voir et se dirigea avec hâte vers un petit renfoncement dans le mur qui offrait le confort d’un petit salon intime. Il disparut derrière la tenture qui le cachait et Aaricia resta silencieuse durant quelques secondes. Benjamin la taquina alors sur ce qu’il venait de se passer et la jeune femme se contenta de prendre congé. En réalité, cet homme tombait à pique ! Elle ne pouvait pas passer une minute de plus avec Benjamin et sa conquête du soir. Aaricia se dirigea à son tour vers la petite alcôve et écarta le rideau pour pénétrer à son tour dans ce cercle fermé. L’inconnu s’y trouvait, assis et extrêmement confus, comme s’il était un petit garçon qui venait de faire une bêtise. Une petite lampe était posée sur la table ronde, diffusant une lumière tamisée qui adoucissait l’ambiance. Elle prit soin de refermer le rideau avant de faire face à l’homme tétanisé.
« Où fuyez-vous comme cela ? » Se contenta-elle de lui demander sur un ton amusé.
Etrangement, elle n’avait pas eu envie d’être désagréable ; et puis, autant rester en compagnie de cet homme plutôt que de supporter inlassablement celle de Benjamin et de sa pimbêche. Elle lui adressa un sourire, dans le but de le mettre à l’aise, puis elle vint s’asseoir à ses côtés.
« Malgré le fait que j’ai failli me ridiculiser devant toute l’assemblée, vous venez de m’épargner une compagnie indigeste… Rien que pour cela je vous remercie… » Lui lança-elle avec un sourire en coin.
Elle posa ses coudes sur la table puis tourna son visage en direction de son interlocuteur, cherchant son regard. Quel étrange personnage… Il ne se fondait pas du tout dans le paysage. Il avait l’air de manquer de confiance en lui et aucune arrogance ou vanité n’agrémenter ses traits.
« Je m’appelle Aaricia Sanders… » Déclara-elle finalement, décidée à se présenter pour détendre l’atmosphère.
Elle devrait attendre au moins quelques minutes avant de quitter sa cachette. A tous les coups, Benjamin allait rester planter là durant un bon moment…
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« Dans la vengeance et en amour, la femme est bien plus barbare que l’homme… » |
|  | | Camille Dickers Learned Madman

  Age : 22 Inscrit le : 24 Jan 2008 Messages : 38 Race : Humain Age : 45 ans Métier : Généticien Armes : Mes éprouvettes Relations Relations:
| Sujet: Re: Le début de la fin [Aaricia] Ven 14 Mar - 23:38 | |
| Pas de panique, ressaisis-toi ! Telle une litanie, Camille garda son regard fixé sur ses genoux quelques instants, le temps de calmer ses angoisses. Il était parfaitement ridicule pour un homme de son âge de perdre ainsi son sang froid. Il se moquait du regard des autres, il se moquait de l'opinion que les inconnus pouvaient avoir de lui... Mais une chose était certaine, il ne pourrait absolument pas donner le change face à une personne telle que cette femme ! La première question de l'inconnue glaça le scientifique qui leva brièvement les yeux vers elle... La beauté brune venait de le cerner en trente secondes, et c'était très désagréable. Fuir ? Mais bien sûr qu'il la fuyait, elle et tous ses semblables. Pourquoi ? Mais parce que chacun attend quelque chose de son prochain... Tout débute par une conversation anodine et tout fini, indubitablement, par un acte égoïste ! Ainsi, est faite la nature humaine ! Dans sa paranoïa chronique due à ce bain de foule, Camille répondit par une autre question. D'une voix basse mais néanmoins audible, - Que voulez-vous ?
Il se tassa un peu plus contre l'extrémité de la banquette et respira lentement pour recouvrer un semblant de sérénité... Plus l'indésirable ressent que sa présence n'est pas souhaitée, plus il s'accroche... Un peu comme un parasite rampant sur la peau de sa proie ! Quel choix avait-il ? Il devait lui-même se sortir de cette situation gênante... Il esquissa un geste pour se lever et s'en aller, mais il s'aperçut, que pour se faire, il devrait absolument frôler la femme... Il n'en était absolument pas question ! Tous contacts physiques le rebutaient, surtout avec une inconnue... Ses propres 'enfants' n'avaient que très rarement reçus des marques d'affections, tels que câlins, embrassades ou diverses étreintes... Camille n'était pas 'tactile', et devoir échafauder tout un plan pour s'en sortir en évitant l'inconnue le fit suer à grosses gouttes... Puis elle parla à nouveau. Le scientifique se crispa et se leva brusquement,
- Bien ! Maintenant que nous venons d'établir que je suis un parfait gentleman... Je vais prendre congés... Il y a vraiment trop de bruits ici...
Elle ne bougea pas d'un iota... Quoi de plus normal ! Camille devait lui inspirer une espèce de pitié et une sollicitude hors de propos. Quelle malchance pour lui, elle finit par faire ce qu'il redoutait, elle se présenta... Ce n'était plus une inconnue à présent... Mademoiselle Sanders... Des Laboratoires Sanders ? Bien sûr, qui d'autre ! Le scientifique utilisait régulièrement les produits que cette femme commercialisait... Ses 'enfants' également bien sûr... Puis, il se rapella lui avoir déjà été présenté dans le passé... A quelle occasion ? Il ne s'en souvenait guère ! Mais, une chose était certaine : Elle n'avait pas changé d'un pouce depuis la dernière fois ! Combien d'années ? Dix ans... Toutes les femmes avaient-elles donc recours à la chirurgie esthétique pour fuir la vieillesse ? Dommage ! La maturité allait pourtant bien à certaine d'entres elles. Il lâcha un soupir de contrariété, mais sa civilité et ses bonnes manières prirent le dessus,
- Camille Dickers... Professeur Dickers, en fait... Ravi...
Quel bougre d'âne ! Pourquoi lui servir du 'professeur' ? Il voulait avoir la paix n'est-ce pas ! Il était vraiment d'une sottise congénitale ce soir ! Elle ne tendit pas la main vers lui, et le scientifique lui en fut reconnaissant. Après un dernier sourire crispé, il s'escrima à la dépasser pour sortir de l'alcôve. Prenant grand soin de ne pas frôler Miss Sanders, Camille perdit un bref instant son équilibre et se rattrapa in extremis aux tentures... En contre partie, ses pieds butèrent dans la petite table et firent chuter le verre d'un liquide non-identifié sur les genoux de la brune... Jeremy ! Sors de mon corps fiston !... Si il avait été seul, Camille se serait amusé de tant de maladresse, mais là, il n'en eut pas le courage. Il se passa une main sur le front et tendit un mouchoir en tissu qu'il gardait toujours dans l'une de ses poches,
- Tenez ! Permettez moi de vous présenter mes excuses... Je ne suis pas moi-même ce soir... Toute cette foule me rend nerveux...
Parle lui de tes expériences tant que nous y sommes crétin ! Camille se massa les tempes et se racla la gorge tandis que la jeune femme enlevait le plus gros des dégâts. Il sortit rapidement de leur 'repaire'. Pensait-elle qu'il venait de l'abandonner lâchement après lui avoir saccager sa tenue ? Qu'en avait-il à faire ? L'avis de cette femme ne comptait pas, et pourtant, Camille ne put se résoudre à quitter tout simplement cet endroit... Il était intrigué ! Par quoi ? Mais par cette femme bien sûr... Pourquoi lui avoir parlé ? Peu s'y osait ! Lui si peu intéressant et tellement barbant ! Il revint peu de temps après avec plusieurs serviettes en papier et deux verres 'de-je-ne-sais-pas-trop-quoi-mais-la-couleur-est-attirante'. Il tendit l'un des verres et se racla la gorge,
- Je reconnais volontiers que vous pourriez m'accuser de sabotage... Mais il n'en est rien... Mon inconscient doit en vouloir personnellement à la robe que vous portez...
Splendide ! Camille était un charmeur né ! Rien à dire sur sa technique 'd'excuse et de se rendre intéressant aux yeux d'une femme'... Il était un véritable pitre ! Résolu à se taire enfin pour éviter que d'autres sornettes ne s'échappent de ses lèvres, il s'assit et s'habita dans la contemplation de son verre qu'il but cul sec pour se remonter le moral qui était au plus bas... Mauvais idée ! L'alcool lui brûla la langue, le palais, les amygdales, la gorge puis irradia affreusement dans tout son être... Bravo ! Lui qui ne buvait jamais... Espérant que le breuvage ne lui ferait pas perdre ses moyens -Qui étaient déjà forts limités- Il bafouilla,
- C'est plutôt fort non ? Mais qu'est-ce donc que cette horreur ?
Pouvait-on se lier avec quelqu'un en 'discutaillant' spiritueux ? Devait-il lui avouer qu'il la connaissait pour l'avoir rencontré il y a plusieurs années à un autre cocktail ? Devait-il faire un commentaire sur le fait qu'elle n'ait pas pris une 'ride' en dix ans ? Mauvaise option... Cela ne le regardait absolument pas... _________________
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|  | | Aaricia Sanders

  Age : 20 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 566 Race : Vampire Age : 876 Métier : Dirigeante Armes : Surtout mes mots Relations Relations:
| Sujet: Re: Le début de la fin [Aaricia] Sam 15 Mar - 4:02 | |
| Alors qu’elle avait prise place à ses côtés, Aaricia remarqua la gêne de son interlocuteur, voire son ingratitude. Il avait l’air de penser à tout un tas de choses en même temps, et sa panique pouvait se lire dans ses yeux. La question était : était-ce à cause d’elle qu’il se comportait ainsi ? La vampire l’observa avec perplexité. Elle aurait pu s’offusquer par la réponse qu’il lui donna. Qu’est-ce qu’elle voulait ? D’habitude, les humains lui demandaient cela lorsqu’elle montrait ses crocs… Son regard était fuyant et il paraissait chercher une issue de secours, analysant les moindres éléments qui pouvaient lui servir pour s’échapper. Aaricia aurait pu trouver cela désobligeant mais elle se trouva plutôt amusée par la situation et, de toute manière, elle n’avait pas envie de sortir pour voir Benjamin Stokes et son éternel sourire narquois. Il se leva subitement dans l’intention de quitter les lieux, et la jeune femme le regarda, interdite. Elle arqua un sourcil en guise d’étonnement puis le détailla de la tête aux pieds, comme s’il descendait de la planète Mars. Cya était difficile à étonner… Elle en avait vu des vertes et des pas mûres, des curieux personnages dans sa vie mais alors là, cet énergumène était très étrange. Trop de bruits ici ? C’était sûrement l’endroit dans toute la propriété qui était le plus calme, excepté les jardins, et encore, il devait sûrement y avoir tout un tas de gens qui flirtait dans les buissons. Contre toute attente – Aaricia se voyait bien finir son monologue toute seule – le fameux inconnu se décida à se présenter. Camille Dickers… Ce nom lui disait bien quelque chose. Lorsqu’il rajouta « Professeur », la jeune femme ne put réprimer un sourire. Pourquoi ne l’avait-elle pas deviné ? Ce Camille ne ressemblait pas à un homme d’affaire ; il correspondait tout à fait à l’image qu’elle se faisait d’un scientifique borné, cloîtré chez lui, frisant la crise d’hystérie. Alors qu’il s’apprêtait à nouveau à quitter les lieux, semblant tout faire pour éviter de la toucher, Aaricia l’observa d’un air amusé. Elle se demanda s’il n’était pas homosexuel vu la gêne qu’elle occasionnait, mais après tout, elle n’avait pas à faire des préjugés. Elle fut tirée de sa rêverie par le verre que le maladroit fit tomber sur sa robe. La scène aurait put être ridicule ; Camille Dickers accroché aux tentures comme si Cya n’était qu’un chien enragé, mais le liquide froid qui tâchait le tissu de sa robe lui enleva toute envie de rire. Elle se redressa subitement sous l’effet de la surprise, se retrouvant qu’à quelques centimètres seulement de son interlocuteur. Décidément, ce petit coin était étroit et il était difficile de bouger sans peine. L’idée qu’il allait faire un malaise au fait d’être si proche d’elle la fit intérieurement rire, mais la contrariété qu’avait occasionnée ce léger incident mit vite fin à son hilarité silencieuse. Il lui tendit alors un mouchoir qu’elle prit volontiers pour tenter de limiter les dégâts. Elle n’avait pas l’air fine avec cette tâche au niveau de ses cuisses. Jamais elle ne pourrait sortir dans cet état là.
« Décidément… Le sort s’acharne contre moi… » Lâcha-elle. « Ou contre vous… »
Sa justification à ce propos aurait pu la faire sourire mais, bien trop occupée à éponger le liquide collant, elle se contenta d’un coup d’œil furtif en sa direction.
« Je veux bien croire que vous soyez nerveux… » Ajouta-elle. « Il ne faut pas être très perspicace pour le constater. Essayez donc de vous détendre cinq minutes… On ne va pas vous manger. »
Elle releva dans son esprit l’ironie de sa phrase. Elle pourrait très bien conduire ce scientifique dans un coin sombre pour le vider de son sang mais la rancœur impulsive n’était pas vraiment dans ses habitudes, et puis, elle n’en gagnerait absolument rien. Il disparut alors derrière les tentures et elle haussa les sourcils. Etait-il parti ? La laissant là avec une tâche ridicule que toutes ses connaissances, Benjamin en premier, se verraient ravis de remarquer. Elle eut la surprise de le voir revenir avec une réserve de serviettes en papier et deux verres. Elle s’écarta instinctivement. On ne sait jamais qu’il ait décidé de lui renverser les deux autres verres dessus… Il lui adressa quelques paroles et celles-ci firent naître en Aaricia une stupéfaction incertaine. Avait-il dit quelque chose qui semblait provenir du domaine du charme ? Elle sourit à son égard, trouvant quand même cette tentative d’excuse plutôt réussie.
« Et bien, si ce n’est que ma robe, alors cela peut s’arranger… » Lâcha-elle avec amusement.
Elle allait sûrement le faire fuir avec ses réflexions, mais elle trouvait cela tellement amusant qu’elle ne pouvait réprimer cette envie de plaisanter.
« Si nous sommes amenés à nous revoir… Je ferais en sorte de venir avec une tenue imperméable… » Ajouta-elle pour enlever l’ambiguïté de sa précédente phrase.
Lorsqu’il manqua de s’étouffer avec le verre qu’il but d’un seul trait, Aaricia posa instinctivement sa main sur son dos pour le tapoter – au cas où il s’etouffe -. Il faut dire qu’il était si maladroit…
« Cette horreur se nomme « Le cocktail Paradise »… » Lui répondit-elle. « Et on ne peut pas dire que ça reflète l’ambiance actuelle… Surtout si vous tombez raide mort à cause de ce breuvage… »
Elle posa une main contre sa poitrine, comme si elle avait eu affaire à un évènement éloquent puis adressa un sourire à son interlocuteur.
« ça va aller ? » Demanda-elle finalement.
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