 A New War Begins Une nouvelle guerre opposant les Vampires et les Lycans va commencer... |
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Vanessya Kirlyle ~Bohemian Rhapsody Girl~

  Age : 20 Inscrit le : 27 Fév 2008 Messages : 201 Race : Lycan Age : 27 ans Métier : Etudiante Armes : Mon indifférence
| Sujet: Journée noire [Parky] Jeu 13 Mar - 23:44 | |
| Indépendante... Être autonome... Savoir se sortir de n'importe quelle situation... Foutaises ! J'étais dans ce que l'on appelle plaisamment une 'journée noire'. Tout avait débuté par un réveil annonciateur de ce 'cauchemar'... Trois heures de retard ! Une douche gelée [Un ballon d'eau chaude pour tout le manoir... Pas suffisant !] La pluie qui m'avait fait déraper des marches rendues glissantes du perron dudit manoir ! Les sourires sardoniques des deux cerbères de l'entrée [Vive la non-violence hein ? Dommage !] La voiture 'prêtée' par Parker pour mes déplacements, qui refusa de démarrer [Radin ! Je voulais une BMW n-e-u-v-e !] Les paroles moqueuses de quelques étudiantes sur ma tenue vestimentaires du jour [Essayer donc de vous brosser les dents, de vous coiffer ET de rester fashion en même temps !]... Le sommet de mon humiliation eut lieu en cours... J'avais répondu un peu trop rapidement à l'interrogation de l'enseignant... Non non, les exponentielles n'avaient rien à faire dans un cours de littérature anglaise... Je touchais le fond de la sottise !
Armée de courage et me disant que rien ne pourrait être pire, je déchantais. J'avais tout simplement fait abstraction de cet état de malchance qui semblait me coller à la peau en ce jour béni. Un chewing gum collé à un endroit stratégique me fit entrevoir l'aspect 'horripilant' de la chose... de la gomme dans les cheveux était un plaisir simple de la vie auquel je n'avais jamais goûté... Quel amusement avais-je raté ? Aucun ! Une paire de ciseaux dans la main, j'avais trouvé refuge dans les toilettes de la fac... Quelques gloussements moqueurs avaient jalonné mon entreprise de couper le moins possible tout en réparant les dégâts... Croyant mon calvaire prendre fin à la toute dernière minute de mon cours de la journée, j'avais poussé un intense soupir de soulagement... Fausse joie !
Les deux pneus à plat de la voiture ne me firent pas perdre le sourire figé qui était le mien depuis que j'avais ouvert un oeil ce matin ! Avec un haussement d'épaule, je pris mon portable et composais le seul numéro que j'y avais enregistré. Certaine de me faire rembarrer pour oser déranger mon interlocuteur, je plaquais mon oreille contre l'appareil. La voix basse et rauque que je connaissais bien résonna enfin,
C'est Vanessya...
Qui ?
Bingo ! Et encore, il semblait de bonne humeur là ! Il le fut moins lorsque je lui demandais de venir me récupérer sur le parking de la fac... Rien d'inhabituel pour l'instant... Comme si il aimait rendre service... Le fait que la voiture soit endommagée sembla le rendre un peu plus agressif... Les hommes et leur jouet, tout un roman... Il finit par me raccrocher au nez... J'avais déjà pris mon parti d'attendre bien sagement qu'il vienne... Mais quand ?
Deux heures plus tard... Cela me convient, j'avais vu pire venant de lui ! Sans un mot, je le regardais se garer puis sortir de sa voiture [Neuve celle-ci bien sûr !], il fit le tour du tacot qui me servait de véhicule puis m'envoya un regard noir,
Si j'avais voulu me débarrasser de ce tas de ferraille, tu crois que j'aurai pris la peine de crever deux pneus ?
Hostilités lancées ! Bravo Vanessya ! Tant pis... Mais j'apprenais l'art de la concession et de la diplomatie en le voyant se montrer grossier jour après jour. Je lançais mon sac de cours sur la banquette arrière de son bolide, puis me tournais vers lui en souriant.
Pour me faire pardonner le dérangement, je t'offre à déjeuner...
Je l'entraînais séance tenante sur le campus puis j'achetais deux sandwichs au kiosque central. Je n'oubliais pas le 'dessert'... Amadouer Parker était un 'sport' dans lequel je progressais peu à peu. Je pris place sur un banc en ignorant superbement les regards peu amènes de mon 'initiateur'. Je lui glissais le sandwich dans la main, puis la barre chocolatée...
Alors ta journée ?
Trop polie ? Trop indiscrète ? J'allais bientôt le savoir...
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|  | | Parker Nyste

  Age : 21 Inscrit le : 07 Fév 2008 Messages : 673 Race : Lycan Age : 548 Métier : Avocat Armes : Viens le découvrir par toi même Relations Relations:
| Sujet: Re: Journée noire [Parky] Ven 14 Mar - 2:06 | |
| J’avais un don, j’en étais convaincu… lorsque je me levais le matin en sentant que la journée serait mauvaise je ne me trompais jamais ! Et là, quand le soleil pointa le bout de son rayon, je savais avant même d’ouvrir un œil que la journée allait être dure. Je m’étirais doucement, profitant du silence matinal. Le réveil était le moment de la journée que je préférais… les oiseaux chantaient pendant que je ne rêvais que de les bouffer, les lycans vaquaient à leurs occupations de ‘couverture’ et le manoir était quasiment désert. On ne pouvait pas rêver mieux. Sauf que… j’avais cette désagréable sensation dans l’estomac, et non cela n’avait rien à voir avec la faim. Je sentais que la journée me ferais regretter d’avoir aimé ne serait-ce qu’un peu l’immortalité. Et comme un con, plutôt que de m’enfermer dans mes quartiers et couper mon téléphone je me levais et m’habillais. J’avais du boulot. Et c’est alors qu’un peu avant 13heures je reçu un coup de fil. Je n’avais pas enregistré le numéro, mais je décidais quand même de décrocher … allez savoir pourquoi, sans doute par réflexe.
_ Quoi ? _C’est Vanessya ! _ Quiiii ?
Vanessya… mon ‘officielle’. Celle dont j’étais presque amoureux. Enfin, celle que je supportais le mieux en fait… sans doute parce qu’elle me laissait être moi-même sans vouloir me changer ou me rembarrer. Enfin bref, si elle m’appelait c’est que c’était mauvais. Je sentis le mal de crâne arriver à grands pas. Qu’est ce qu’elle voulait ? Que je vienne la chercher ! Ca … passe encore ! Mais pourquoi ? La voiture avait un problème ! Mon Dieu qu’est ce qu’elle lui avait fait ? Je possédais plusieurs voitures, et j’avais eu l’extrême bonté de lui en laisser une… et elle, elle la bousillait. Argh les femmes ! Femmes au volant… hein.^^ Ah y est… je sombrais peu à peu dans la mauvaise humeur et mon ton devenait de plus en plus sec à mesure que je parlais.
_ Tu rêves mon ange j’ai du boulot !
Sitôt ma phrase achevée, je raccrochais. Le sujet était clos. De toute manière, elle savait que je viendrais la chercher ! Ca me tuait de l’intérieur mais je n’arriverais pas à la laisser se débrouiller toute seule, si elle me demandait de l’aide je l’aiderais. Ca me rendait malade mais je devais reconnaître qu’elle avait une certaine emprise sur moi, mais pas question de l’avouer… elle s’en doutait déjà suffisamment. Bien sûr, je ne viendrais pas tout de suite… je n’étais pas son chien.
Deux heures plus tard… je me pointais sur le parking de sa fac. Je garais ma belle Audi R8 noire flambant neuve, dernier bijou à avoir rejoint mon garage, et descendis. Non, je ne descendais pas pour voir si Vanessya allait bien mais pour voir l’état de la voiture. Deux pneus crevés ! Mais quelle c**** !!! Comment elle avait fait ça ? Et la voilà qui, en plus d’insulter ma voiture, balançait un sac plein de bouquin sur ma banquette arrière en cuir !
_ DOUCEMEEEENT COOO…COCOTTE !
Ouais ce n’était pas ce que je comptais dire mais j’avais pas envie qu’on vienne me faire chier et on était en public. J’appelais immédiatement un de mes sbires du manoir et lui demandais, que dis-je… ordonnais de venir de ce pas changer les roues du véhicule. Ma blonde m’entraîna chercher a manger et nous échouâmes sur un banc, un sandwich et une barre chocolatée à la main. Mais quelle journée de merde ! Elle croyait que j’avais du temps à perdre pour le passer avec elle ? La seule raison pour laquelle je suis resté c’est qu’elle est beaucoup plus sexy que l’objet de ma mission du moment qui pesait quand même au moins 60 kilos de plus et était nettement plus barbu. Et voilà que pour couronner le tout elle me demandait comment se passait ma journée !
** Pourrie ! Comme toujours quand on me demande de jouer les serviteurs**
J’hésitais à être désagréable ou à être un tantinet sympathique. Je fis une moue sceptique.
_ Eh bien, il a plu ce matin ! J’suis parti bosser ! Et j’ai reçu un coup de fil me demandant de venir dépanner ma maitresse parce qu’elle a trouvé bon de bousiller l’une de mes voitures… alors a ton avis ?
J’étais resté étonnamment calme ! Je me félicitais intérieurement… mais je savais que cela n’allait pas durer. Je me foutais de sa journée a elle, et je savais que comme toutes les femmes elle voudrait sans doute me raconter la sienne ! Comment éviter ça ?...
_ Et avant que tu commences, ta journée ne m’intéresse pas. Pourquoi tu m’as appelé moi ? Tu crois que j’ai que ça à foutre ? Me balader dans la ville pour sauver les jouvencelles en détresse ? J’suis pas un Saint-Bernard.
Je mangeais le sandwich, il était bon… enfin une bonne nouvelle depuis ce matin. Je n’avais aucune envie de lui tenir la conversation, mais manger me détendais. Je n’irais pas jusqu’à dire que je m’en voulais d’être désagréable mais je lui jetais un regard en coin et m’adoucissais quelque peu. Je me penchais vers elle et déposa un baiser sur ses lèvres. Pis pour bien montrer que je ne devenais pas gentil, je me justifiais.
_ On ne s’était pas dit bonjour.
Bien sûr ça sonnait faux, bien sûr elle n’était pas dupe… mais tant pis, du moment que je n’avouais pas ce que je ressentais tout allait bien pour moi.
_ C’est pas que ca m’intéresse mais… qu’est ce qu’il t’est arrivé aujourd’hui ?
Façon détournée de demander ce qui était arrivé a ma voiture. _________________
°~¤ BaD BoyS AlWayS Win ¤~° |
|  | | Vanessya Kirlyle ~Bohemian Rhapsody Girl~

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| Sujet: Re: Journée noire [Parky] Ven 14 Mar - 5:33 | |
| En vue de l'air renfrogné qu'il affichait, je sus que sa future réponse n'allait que très moyennement me satisfaire. L'avantage certain à être dans la peau d'une personne telle que moi était que les sarcasmes de Parker allaient glisser avec superbe sur mon indifférence naturelle. Je mordis à pleine dent dans mon sandwich, saluant quelques connaissances au passage. Je réfléchissais intérieurement aux différents devoirs que j'avais à rendre ce semestre... J'étais très en retard ! A ce rythme, jamais je n'obtiendrais mon année... Les Lycans étaient bien mignons, mais j'avais un but, un rêve... Ils m'avaient déjà bousillé ma 'mort'... Ma nouvelle vie se devait d'être tout de même conforme à quelques unes de mes attentes... Alors, que fais-tu ici ? J'étouffais dans l'oeuf toutes velléités de protestation de ma fichue conscience et je clignais des yeux pour me 'reconnecter' à la réalité... Parker parla... C'était déjà pas mal venant de lui... J'avais au moins droit à une réponse... Quelle tirade impressionnante... Une devinette ? Pour moi ! Mince ! Je n'étais pas très douée avec ce genre de chose généralement ! Préférant prôner l'honnêteté et tentant ma chance à répondre à sa question par une autre, je jetais avec nonchalance,
Je pencherai pour une excellente humeur... Tu l'es tellement d'ailleurs, que tu comptes m'emmener faire les boutiques ?
Qui ne tente rien n'a rien, j'aimais cet adage... Il était tellement 'changeant' parfois qu'il pourrait me surprendre en m'octroyant un plein après midi passé en sa compagnie... Et puis quoi encore ? Une ballade romantique sur les bords du fleuve Chicago... Un Parker m'offrant une toute nouvelle voiture de couleur rose vif de préférence avec un 'Avec tout mon amour' en guise de plaque d'immatriculation... Une bague... Une demande en mariage... La promesse de SA fidélité éternelle... Je quittais le petit théâtre de mes fantasmes personnels pour l'écouter déblatérer sur l'inutilité et la fatuité de ma propre existence... Même pas mal ! Tout cela faisait partie de la méthode ' By Parker' pour me prouver que je n'existais nullement à ses yeux... Pourquoi se donner la peine de me le rappeler sans cesse alors ? Peut-être pour l'aider à s'en convaincre lui-même... Peu importait ! Je n'étais pas sa psy et les quelques miettes qu'il me lançait régulièrement me convenaient à merveille. Je n'étais guère exigeante... Sauf avec moi-même ! Orgueil ? Oui, mais je me trouvais très accommodante en vue de la 'situation'. Ah gloops ! C'était à moi de parler là, non ? Je maugréais entre mes lèvres, peu certaine d'être entendue,
Détresse... Pas vraiment... Je pouvais prendre le bus ou demander à quelqu'un de me raccompagner... Excuses stupides j'en conviens... Peut-être préfères-tu une niaiserie quelconque ? Telle que... J'avais juste envie de te voir ! En fin de compte, j'aime peut-être secourue...
Il me distribua ensuite la fameuse miette... En l'occurrence un baiser ! Auquel je répondis à peine. Pas en public, n'est-ce pas ? Je n'étais guère accro aux effusions ennuyeuses et sans gênes. Je lui décochais cependant un sourire lumineux puis enlevais furtivement les quelques miettes de pain qu'il portait à la commissure de ses lèvres... Un vrai petit goret mon Parky !... Quel homme attendrissant parfois... Je savais que cela ne durerait pas... Jackpot... Blacky-Parky refit une apparition... Mais je ne fus pas dupe, sa tirade bourrue et faite avec un peu trop de hâte m'arracha un nouveau sourire,
Combien de fois par jour doit-on se dire 'bonjour' ? Nous nous sommes croisés ce matin il me semble ! Brièvement certes...
La mauvaise foi masculine qui était la sienne lorsqu'il se sentait acculé, lui ferait répondre un mensonge ou une insulte bien sentie, mais je m'en moquais complètement... Sa prétendue indifférence à mon égard m'amusais souvent, me laissais de marbre le reste du temps. Mâchant consciencieusement la fin de mon repas, j'optais cette fois pour le mensonge à la limite du sarcasme,
Rien du tout... Je tiens une forme olympique ! Aucun accrochage avec mes 'charmants' camarades ! Les professeurs furent ravis de mes exploits scolaires ! La routine habituelle somme toute...
Je m'arrêtais là... Sa question était de pure forme, je le savais ! Franchement, combien d'hommes [ou de femmes] s'intéressaient réellement à son prochain ? C'était comme cette abominable formule de politesse : 'Bonjour ! Comment allez-vous ?' Répondre : 'Bien et vous' était une telle évidence que le premier ou la première à être franc serait lapidé en place publique... On se moquait éperdument de la véritable réponse ! Politesse ou hypocrisie... Quel était le déterminant pour mettre un nom sur une pareille aberration ? Je coulais un regard en direction de Parker, puis me sentant d'humeur taquine, je dis avec dogme et pragmatisme,
Ah au fait... La voiture... C'était moi bien évidemment... Je trouvais que nous ne passions pas assez de temps l'un avec l'autre en ce moment... Question tout aussi stupide que la tienne : Est-ce que tu m'en veux ?
Je tapotais son épaule avec une bonne humeur feinte puis me levais pour jeter nos emballages vide dans la plus proche poubelle. Parfaitement imperméable à la très certaine colère de Parker, je pris place dans l'herbe humide, à ses pieds.
Plus sérieusement... Cette journée est une parodie qui frôle le burlesque... Quant à ta 'somptueuse' voiture... J'ai eu à en découdre hier avec une espèce d'hystérique me reprochant de lui avoir piqué SA place de parking... J'imagine que les pneus crevés sont son oeuvre... Rien de bien méchant ! Elle est inoffensive, mais légèrement possessive avec ce qu'elle pense lui appartenir... Bien sûr, j'ai repris la même place ce matin... Esprit de contradiction oblige...
Et que dire de MA possessivité alors ? Depuis le début de notre 'pique-nique', je voyais un essaim de jeunes étudiantes bourdonner autour du banc pour approcher un peu plus le 'ténébreux'... Je souris 'in petto', songeant à quel point cela devrait m'agacer... J'avais déjà essayé d'être jalouse... Je ne trouvais pas 'saines' mes réactions d'apathique en voyant Parker courtiser d'autres que moi... Mais rien à faire ! Cela ne faisait nullement parti de mon caractère ! En m'y forçant, je n'arriverais qu'à deux choses : Le mettre en rogne [Déjà qu'il était d'un naturel 'soupe au lait'] ; Qu'il ne vienne plus me rejoindre certaines nuits dans ma chambre [Bouhou, quelle perte tragique cela aurait été !]... Je levais la tête et offris mon visage au soleil radieux... Je fermais les yeux... Il ne fallait tout de même pas pousser... Certaines oeillades prononcées de la part des donzelles ne m'étant nullement adressées, je préférais m'en désintéresser. Je changeais de place pour prendre appui contre sa jambe, ce simple contact me rassura bien plus que je ne le montrais. Puis, je pointais un doigt en direction des demoiselles forts peu discrètes,
Tu as un succès fou... Tu vois qu'il y a beaucoup d'avantages à venir faire un tour sur un campus... Tu peux venir me chercher tous les jours si tu le souhaites...
Non merci ! Le coffre ne me tentais guère... J'avais un humour si 'décalé' que je pouffais toute seule en me laissant aller à une douce somnolence... J'espérais tout de même ne pas avoir à prendre un bus pour rentrer... Ne manquerait plus que Parky-le-mâle-le-plus-demandé-de-Chicago raccompagne quelqu'un d'autre...
[Je te vois venir... C'est hors de question : Tu restes xD] _________________
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|  | | Parker Nyste

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| Sujet: Re: Journée noire [Parky] Jeu 27 Mar - 2:45 | |
| Et voilà, je faisais des efforts et elle, elle n’en avait que faire. Je m’efforçais de ne pas être trop brusque ou bourru, de ne pas être comme d’ habitude un ours mal léché (d’ailleurs faut qu’on en parle xD) j’essayais de me montrer un minimum sympa et elle me rejetait ça en pleine figure ! Elle n’aimait que quand j’étais d’une humeur exécrable et que j’lui en mettais plein dans la tronche. Elle était complètement maso ! Est-ce que c’était ça qui m’avait attiré chez elle ?! Aucune idée. Mais on ne pouvait pas avoir une relation presque ‘normale’ sans anicroches. Il fallait qu’elle me réponde une connerie sarcastique après mon baiser, un peu comme moi je l’aurais fait. Un truc qui laissait insinuer que je me ramollissais, que je lui avais déjà dit bonjour ce matin et que dans ce cas… elle n’était pas dupe, que la seule raison pour laquelle je l’avais embrassé en cet instant c’est parce que j’en avais envie.
** Jamais autant de fois qu’on se dira au revoir ! D’ailleurs… Au revoir mon ange !**
J’étais prêt à me lever et lui lancer cette réplique ‘made in Parky’ dont moi seul avait le secret. Qu’est ce qui m’en empêcha ? Sans doute le fait qu’elle s’attendait à une telle réponse de ma part ! Je préférai ne rien répondre. A force de vivre avec elle, je commençais à la connaître autant qu’elle me connaissait. Mes répliques cinglantes glissaient généralement sur elle comme un gamin sur un toboggan. Sans doute cela l’atteignait au fond, mais elle ne laissait rien voir et cela m’énervait. C’est pourquoi, lorsque cela m’était nerveusement possible, j’essayais de prendre sur moi et de ne pas me laisser aller à ces répliques qui faisaient ma réputation du ‘plus gros enfoiré que la terre n’est jamais porté’.
C’est alors que je pensais les hostilités éteintes, qu’elle aborda le sujet de mon bolide. Je n’avais qu’une envie : la tuer. Elle avait le don de me taper sur les nerfs, c’est à se demander si Kate ne lui donnait pas des cours. Elle répondait à mes questions avec sarcasme et ironie, faisant croire que tout allait bien. Non, tout n’allait pas bien ! Ma voiture était à l’agonie ! Et le seul truc qu’elle trouvait à me dire c’est qu’elle savait qui avait fait le coup, et que pire ! Elle l’avait elle-même provoqué ! Elle avait décidé de mourir aujourd’hui c’était sûr. Je serrais les poings. Nous étions en public, pas possible de la cogner sans avoir des dizaines de poulets aux fesses. Elle tapota mon épaule avec une bonne humeur que je devinais fausse mais qui m’énervait profondément. Je n’avais qu’une envie lui attraper la main qu’elle avait posé sur mon épaule, la broyer de toutes mes forces puis l’attirer à moi pour la bouffer, et qu’une fois fini, plutôt que d’appeler la police, les passants viennent m’applaudir et me féliciter. Elle se mit à mes pieds, là où je préférais qu’elle soit^^, et m’avoua que sa journée était cauchemardesque !
Yeah ! Ding-ding ! Jackpot ! Bienvenue au club ma grande ! Elle avait volé la place de parking de quelqu’un. Moi qui avais une légère, très légère, tendance à la possessivité ne pu que m’imaginer à la place de celle qui s’était vu dérober sa place. Moi, ce n’est pas les pneus que j’aurais crevés, mais les yeux de la belle. Enfin, j’aurais commencé par les yeux mais ne me serais pas arrêté là. Je m’apprêtais donc à répondre un truc auquel elle s’attendait sûrement, du genre que tout était de sa faute, qu’elle l’avait fait exprès, tout ça pour uniquement prouver qu’elle avait l’esprit de contradiction et tout un blabla auquel elle s’attendait et arrivait même à deviner les phrases. Mais je me rendis alors compte, qu’à la place de ma belle… j’aurais fait exactement pareil. Oui, parce que j’avais l’esprit de contradiction surdéveloppé et que je ne supportais pas que les choses me soient dictées ! Oui, je me serais garé exactement à la même place et j’aurais même laissé un petit mot à celle qui m’avait accusé d’être un voleur. J’étais un chieur dans l’âme ! Comment pouvais-je en vouloir à ma Vanessya d’être pareille que moi ? Oh bah tout simplement parce que ce n’était pas moi à sa place ! Donc même si au fond je n’étais plus en colère, j’avais enclenché le mode bougon qui râle au moindre truc. Non, je ne lui en voulais plus (trop) mais pas question qu’elle s’en sorte comme ça, aussi facilement.
Elle vint s’appuyer contre ma jambe. Le soleil en face de nous. On n’aurait jamais cru qu’il avait plu le matin même. Je soupirais. Profiter du soleil, de l’herbe, des oiseaux, du plein air et compagnie ce n’était pas mon truc. Cela ne l’a jamais été. Le soleil me donne trop chaud, l’herbe je préfère la fumer, les oiseaux piaillent et me donnent mal à la tête je n’ai qu’une envie : les bouffer, quand au plein air je préférais nettement l’air confiné du manoir.
Mon adorée me montra alors un groupe de filles un peu plus loin qui nous jetait des œillades envieuses. Comme si je ne les avais pas remarquées ! Il aurait fallu être aveugle ! Cinq chiennes en chaleur qui ne demandaient qu’à s’amuser avec Tonton-Parky. Je connaissais bien ce genre de filles, le genre groupie folle de toi avant même que tu ne leur adresses la parole, qui disent oui a tout ce que tu suggères, qui te regardes comme un chien regarde une saucisse bref, le genre de filles qui ne sont bonnes qu’à une chose : pleurer le lendemain après que tu sois parti sans laisser de numéro. Même pas dignes de venir grossir les rangs des poilus. Je n’ai jamais aimé ce genre de filles. Van’ le savait mais il fallait qu’elle me fasse quand même remarquer qu’elles étaient là ! Pourquoi ? Par jalousie ? Etait-elle jalouse même si elle ne le montrait pas ? Allez savoir. Les femmes sont trop tordues. J’ignorais superbement sa suggestion de venir la chercher tous les jours (et puis quoi encore !?) et afficha un sourire suffisant sur le visage.
_ Eh bien je crois bien que mon devoir est d’aller m’assurer que mon superbe teint ne les ai pas ébloui et rendu aveugle.
Je me levais donc du banc, retirant ainsi tout appui à Vanessya et me dirigeais vers le groupe. Je leur parlais quelques instant. Ma belle ne pouvait pas entendre ce que je disais mais je fis mine de m’amuser au plus haut point tout en lui jetant quelques coups d’œil de temps à autre. Pas question qu’elle se barre nan mais. Au bout de quelques minutes je revins m’asseoir près d’elle.
_ Bien, tu vois là bas la brune ? Super bien roulée… avec des lunettes de soleil de grande marque…
Je lui désignais d’un petit signe de tête une fille brune, aux allures de fille à papa bourré de fric, qui se trouvait assise un peu plus loin que nous a la droite du groupe de filles avec qui j’avais discuté. Ce sont elles qui m’avaient parlé de la brune.
_ Cette fille s’appelle Deborah - quelque chose, on s’en fout. C’est elle qui a crevé MES pneus à cause de ton sens de la contradiction trop développé. Elle se gare à la même place depuis plus de trois ans et il semblerait que tu ais décidé de contrarier ses plans mon ange. Alors voilà le deal si tu ne veux pas rentrer à pieds et pouvoir continuer à partager mon lit : tu vas la voir, tu te démerdes comme tu veux pour récupérer le prix des pneus crevés, d’un montant de 200 dollars, et… je veux aussi ses superbes lunettes de soleil. Bon et puisque c’est toi, si tu y arrives je viendrais te chercher sur le campus tous les jours pendant un mois.
Ouais, j’aimais les paris et les jeux à la con de ce type. Tester l’autre sans arrêt, pour voir ses limites… j’aimais ça, je ne m’en cachais pas. Ce n’était pas le premier test pour Vanessya, elle en avait déjà réussi d’autre avant aujourd’hui. Et ouais, pas question pour la belle de bousiller ma voiture et de s’en sortir à bon compte sous prétexte qu’elle avait les mêmes défauts que moi. Je ne le voulais pas. A elle d’accepter ou non mon petit jeu, si elle n’acceptait pas elle savait de toute façon ce à quoi elle s’exposait… _________________
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| Sujet: Re: Journée noire [Parky] Jeu 27 Mar - 22:29 | |
| Dire que je tendais le bâton pour me faire battre était ironique, j'étais toute aussi malsaine que lui ! Quelle idée de lui faire remarquer les demoiselles ? Je me collerai bien des claques parfois [En même temps, pas besoin, on s'en occupait déjà pour moi !]. Alors ? Et ma proposition de venir me chercher après les cours ? Je pris son silence pour un acquiescement, il pouvait être si timide parfois mon homme... Je levais les yeux vers lui et son sourire accentua mes convictions... Il était dingue de moi... Dans mes rêves ! Sa petite tirade suivante m'arracha une grimace de mécontentement. Et c'était reparti pour ce jeu puérile où il me plantait des poignards en plein coeur et où j'encaissais sans rien dire, telle une idiote ! Il se leva et je me cognais le crâne contre le banc, sympa ! Et encore, je savais que le pire était à venir... Quand comprendrait-il que je me fichais de ses éventuelles aventures ? Jamais, l'Homme, Lycan ou non, était bien trop suffisant pour ne pas se croire important ! Je lui octroyais donc toute mon attention... Sans public [Tu n'es rien xD], il aurait été terriblement déçu, et je détestais le voir rentrer penaud la queue entre les jambes. Commença alors son petit numéro de charme, ponctué de regards furtifs dans ma direction... Je fus une excellente spectatrice comme toujours, en l'encourageant de divers sourires et de muets applaudissements... Sérieusement, c'était glauque à en pleurer ! Les filles en bavaient d'envie et se trémoussaient en coeur pour attirer son attention... Avec le recul, c'était presque drôle... Oui, pres-que ! Il revint et je suivis des yeux celle qu'il me désigna,
Tu veux dire celle qui a une culotte de cheval et qui s'habille avec deux tailles en dessous de ce qu'elle devrait normalement porter ? Bon choix mamour, elle est parfaite !
Mon ironie lui échappa très certainement. Le vulgaire était-il en train de connaître son heure de gloire grâce à Parker ? Génial ! Mais bon, tant qu'il ne me demandait pas de me vêtir de cette façon, tout allait bien pour moi ! J'avais passé l'âge de m'habiller en putain... Déjà que j'en avais certaines habitudes... Bref, voyons où il voulait en venir... De mieux en mieux ! Il me prenait pour quoi au juste ? Une rabatteuse ? Était-il si peu sûr de lui pour m'envoyer faire le sale boulot à sa place ? Puis je compris... Il était d'humeur joyeuse mon Parky... Mais folâtrons folâtrons mon coeur ! Ses menaces ne me firent même pas frémir, et sa récompense m'arracha un soupir de frustration... C'était vraiment le pire radin que la terre ait jamais porté ! Que je me fatigue pour un seul petit mois ? Il plaisantait ? Aucun goût pour le challenge ! Il ne savait vraiment pas dynamiser ses troupes... M'étonnes pas qu'il ne soit pas à la tête des Lycans ! Bon j'exagérais légèrement [Ah bon ? Où ça ?], j'aurai détesté qu'il déserte ma compagnie car autant éviter de se voiler la face... J'aimais beaucoup quand il venait visiter ma chambre... Et mon lit... Et mon corps par la même occasion...
Tu auras ce que tu demandes... Par contre... La carotte n'est pas suffisante ! Un mois ? Tu es dur en affaire... Et sacrement mesquin !
Je tapotais sa tête avec une réelle bonne humeur cette fois-ci, je réfléchissais en même temps à ce que j'aurai véritablement envie qu'il m'offre... Trouvé ! Il allait me montrer les crocs lorsque je lui aurai fait part de ma trouvaille, mais c'était un risque à courir. Je me penchais vers son visage, me délectant une fois de plus de ses traits si magnifiques [T'ais-je dit à quel point je suis fan de ton nouveau vava ?], puis je lâchais ma 'bombe',
Je veux une déclaration d'amour dans les règles de l'art... Genou à terre, poème faisant l'éloge de ma personne, un superbe baiser concluant tout cela... La totale quoi... Et ce en public... Genre ici ! Je promets bien sûr de ne pas te filmer, ni de t'enregistrer... Cela restera entres nous... Et ceux qui sont présents...
Je baisais rapidement le bout de son nez et je me sauvais bien vite. Je le laissais ruminer ma proposition, tout en sachant qu'il trouverait certainement un moyen pour contourner cette 'difficulté'. Ou peut-être allait-il me surprendre en s'exécutant ? Ouais c'est ça ! Je me dirigeais vers la brune et j'eus un mouvement de recul en la voyant de près... Seigneur Dieu ! Quelle laideron ! Et c'était quoi ça ? De l'acné ? Parky ? Mon coeur ? Tu avais besoin de lunettes... Je me promis de l'emmener consulter un ophtalmologiste rapidement. Je saluais la brune avec bonne humeur et commencèrent les pour parlés... Heureusement pour moi, elle était complètement stupide, ou sous effet de quelconque substances illicites... Elle ne me reconnut absolument pas... Quoi de plus normal, elle m'avait gueulé dessus hier matin et ce fut mon dos qui lui avait répondu... En fait, je l'avais tout simplement ignoré... J'étais tout de même chanceuse en cette journée exécrable ! Je me penchais vers elle... Elle puait la sueur en plus, de pire en pire...
Tu vois ce type là-bas... Oui oui, le beau brun... Il s'intéresse beaucoup à toi ! Je suis en quelque sorte son manager et pour 400$, il est à toi pour deux heures. Je prends uniquement l'espèce et non les chèques... Dernier détail... il fait l'amour comme un Dieu...
Emballé c'est pesé ! Elle farfouilla comme une dingue dans son sac à main et me tendit une liasse de billets vert... Facile, trop facile ! Je réceptionnais le tout et je lui donnais rendez-vous dans le centre ville jeudi prochain... A moi de faire en sorte que Parky s'y rende... Fastoche également, je prétexterai une panne d'essence en lui demandant de venir me récupérer... Bref, j'aviserai en temps voulu ! Je tournais les talons et m'apprêtais à retourner auprès de mon cher et tendre lorsqu'un détail me frappa... Ah oui, les lunettes, mince ! Je me rebroussais chemin et lançant à celle qui faisait partager sa joie et sa chance à ses cruches de copines,
Au fait ! Je trouve tes lunettes tout simplement superbes... Où les as-tu acheter ? C'est un modèle unique... Mais tu sais quoi... Tiens je te les offre... C'est un peu comme ta commission pour me faire tant plaisir !
Je les pris sans un remerciement... Dieu, qu'elle était stupide ! Inutile de souligner que je m'étais déjà servie ! J'arrivais à la hauteur de Parker et je lui tendis la moitié de l'argent. Je ne fis aucun commentaire sur les autres billets qui disparurent dans la poche arrière de mon jean... Voilà, voilà, les gamineries étaient terminées, voyons maintenant où en était ma récompense,
Succès sur toute la ligne... Son intelligence n'eut d'égale que sa beauté... Merci mon trésor, grâce à toi je découvre les joies simples de me faire de nouvelles amies... Ah ! Tiens ses lunettes... Un modèle u-ni-que entre parenthèses.
Je le fixais, les poings sur les hanches, à la recherche d'un quelconque signe de colère de sa part... Une gifle étant bien vite arrivée, je me reculais prudemment en attendant la suite des festivités... Allait-il se dégonfler ? M'ignorer et rentrer ? Me satisfaire ? Où allait ma préférence ? Aucune idée, je ne voulais tout simplement pas qu'il me haïsse, de cela, j'en étais certaine... D'où le fait de lui cacher son prochain rendez-vous avec l'autre bécasse... Bien sûr, je le lui annoncerai... Mais le soir où mit au pied du mur, il ne pourrait reculer. _________________
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|  | | Parker Nyste

  Age : 21 Inscrit le : 07 Fév 2008 Messages : 673 Race : Lycan Age : 548 Métier : Avocat Armes : Viens le découvrir par toi même Relations Relations:
| Sujet: Re: Journée noire [Parky] Mer 9 Avr - 17:53 | |
| Moi ? Dur en affaires et mesquin ? Nan mais elle croyait quoi ? Que j’étais devenu bras droit pour ma bonne humeur légendaire, ma gentillesse extrême, et ma dévotion sans failles ? Et pis quoi encore ! Mais bien évidemment, elle décidait de monter les enchères, à mon désavantage bien entendu. Lui faire une déclaration d’amour… Devant tout le monde ! Oh mais attendez une minute… Il y a une faille dans sa demande ! Une véritable aubaine pour moi… Je la laissais donc partir en direction de la brunette assez rapidement. Je me doutais qu’elle relèverait le défi haut la main. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle a un assez bon sens de la négociation et qu’elle sait être convaincante, c’est d’ailleurs l’une des choses que je préfère chez elle. C’est l’une des rares qui arrive souvent à me faire faire des choses dont je n’ai pas envie. Non, en fait, c’est la seule. Ynes y arrive aussi mais c’est seulement parce qu’elle me donne un ordre, et qu’on ne désobéit généralement pas aux ordres. Enfin bon, je voyais déjà ma blonde revenir le sourire aux lèvres et me tendre les lunettes. Elle attendait une quelconque réaction de ma part, sans doute une gifle ou un mot déplacé, pensant que j’étais déçu ou en colère qu’elle ait réussi et que je doive m’acquitter de ma dette. Je n’en fis rien. J’avais remarqué son petit geste discret pour cacher dans sa poche de jean quelques billets. Intérieurement, j’étais ravi que son audace lui ait permis de récolter quelques billets supplémentaires… Je n’en avais pas besoin moi, j’en avais plein de l’argent ! Et si elle en avait récupéré chez la fameuse bourgeoise, cela me permettrait de lui donner moins ‘d’argent de poche’ cette semaine. Non pas qu’elle était entretenue hein, mais disons qu’elle avait certaines compensations financières. Il suffisait qu’elle arrive pour me demander de lui acheter une jolie robe, je lui tendais généralement de quoi s’acheter la robe, les chaussures, le sac et tous les autres accessoires qui allaient avec ! J’étais trop généreux avec elle ! 
Toujours est-il qu’elle attendait toujours sa récompense, comme un chien attend son os. J’esquissai un faible sourire, qui s’apparentait d’ailleurs plus à un rictus qu’à un véritable sourire et balayait vite fait du regard les alentours. Je remarquais alors le candidat parfait ! Grand, maigre, brun, les cheveux hirsutes et sales, des petites lunettes rondes, un pantalon trop court et une chemise à carreaux ! Même la vieille nappe de ma grand-mère avait moins de carreaux que sa chemise. Je devinais à son allure qu’il étudiait les lettres ! C’était le genre de gamin qui passait son temps le nez dans les bouquins car il était trop moche pour inviter ou se faire inviter ! Il devait fuir la réalité dans les bouquins que des binoclards boutonneux comme lui avaient écrits. Je l’arrêtais en chemin, le tenant par le cou et l’attirais jusque devant ma belle.
_ Je suis sûr… sûr sûr sûr … mais alors, ma main à couper… que tu étudies la littérature toi ! Me trompe-je ?
Le jeune brun me regarda en écarquillant les yeux comme s’il avait le nouveau messie devant lui, il hocha frénétiquement la tête pour acquiescer ma supposition et avant qu’il ait pu me demander comment je savais ce qu’il étudiait je repris la parole à haute et intelligible voix pour que tout le monde entende.
_ Que tout le monde approche ! Cette jeune femme - en désignant Vanessya - voulait une déclaration d’amour en poème, à genoux et tout le tralala… eh bien euh… C’est quoi ton prénom toi ? - au binoclard - Bien, donc Edouaaaard ici présent va poser un genoux à terre et lui déclamer son plus beau poème d’amour … il remportera ainsi la jolie somme de 500$ !
A ce moment là, quelques voix masculines s’élevèrent demandant si ils pouvaient jouer eux aussi. J’appuyais fortement sur les épaules du jeune à lunettes et il se mit à genoux prêt à déclarer sa flamme à ma belle. Je la regardais, un sourire en coin…
_ Bah quoi ? Tu as dit que tu voulais une déclaration d’amour dans les règles de l’art ! Tu n’as jamais explicitement précisé que c’était moi qui devais te la faire… cette déclaration… mon ange. Bien, nous t’écoutons Eddy !
Mauvaise foi manifeste? Evidemment! Mais qu'importe... C'était du Parker Nyste tout craché! xD Le gamin sembla hésiter un instant puis sans doute se rappela-t-il le gain promis et commença d’une voix tremblante.
"Quand on n’a que l’amour… A… à s’offrir en… "
_ Ouh là ouh là malheureux ! Plus de conviction ! D’assurance ! Soit fier ! Tu lui clames ton amour ! Faut être convaincant ! On dirait que tu lui récite une liste de courses… Et pis surtout… je veux un peu plus de Ô rage Ô désespoir ! ‘Fin surtout le désespoir…
J’avais pris place sur le banc, où m’avait rejoint deux ou trois belles jeunes femmes et j’observais la scène avec délectation. Le gamin moche baissa la tête pour réfléchir quelques instants et reprit son discours d’une voix plus passionnée et surtout plus convaincante.
"Pourquoi mon coeur bat-il si vite ? Qu'ai-je donc en moi qui s'agite Dont je me sens épouvanté ? Ne frappe-t-on pas à ma porte ? Pourquoi ma lampe à demi morte M'éblouit-elle de clarté ? Dieu puissant ! tout mon corps frissonne. Qui vient ? qui m'appelle ? - Personne. Je suis seul ; c'est l'heure qui sonne ; Ô solitude ! ô pauvreté !
Est-ce toi dont la voix m'appelle, Ô ma pauvre Muse ! est-ce toi ? Ô ma fleur ! ô mon immortelle ! Seul être pudique et fidèle Où vive encor l'amour de moi ! Oui, te voilà, c'est toi, ma blonde, C'est toi, ma maîtresse et mon âme soeur ! Et je sens, dans la nuit profonde, De ta robe d'or qui m'inonde Les rayons glisser dans mon coeur.
S'il ne te faut, mon âme chérie, Qu'un baiser d'une lèvre amie Et qu'une larme de mes yeux, Je te les donnerai sans peine ; De nos amours qu'il te souvienne, Si tu remontes dans les cieux. Je ne chante ni l'espérance, Ni la gloire, ni le bonheur, Hélas ! pas même la souffrance. La bouche garde le silence Pour écouter parler mon coeur. "
Toute l’assistance était captivée, pour être honnête, je n’avais pas pigé grand-chose à ce poème mais j’avais pigé l’idée générale ... Un mec, solitaire... qui tombait amoureux d'une fille qu'il considérait comme sa muse... Etrange à quel point ça collait bien! M'enfin, de toute façon la poésie était un truc qui m’échappait totalement ! Autant j’adorais la littérature et je passais des heures enfermé dans la bibliothèque du manoir à lire des tas de bouquins, autant la poésie me gonflait ! Bref, je me décidais à suivre le mouvement et j’applaudissais à mon tour. Je me levais de mon perchoir pour rejoindre le gamin, je lui donnais une petite tape dans le dos pour le féliciter, et sortis une liasse de billets que j’entrepris de compter. Une fois le compte, je lui glissais dans la main avec un grand sourire.
_ Tiens j’en ai rajouté 200 de plus ! C’était génial ! J’ai rien compris mais c’était cool ! Oh ! J’allais oublié… la demoiselle voulait un baiser passionné après le poème !
Je lui fis un petit clin d’œil agrémenté d’un sourire en coin, fis un petit signe de tête à ma belle et pris le chemin de ma voiture ! A ce moment là, j’avoue que j’hésitais… l’idée qu’elle puisse embrasser quelqu’un d’autre me dérangeait. Jaloux ? Non. Possessif ? Assurément. Je n’aimais pas partager mes jouets. Je revins donc sur mes pas avant que l’autre ahurit ne s’approche d’elle et je me glissais entre eux deux.
_ Pour le baiser, tout bien réfléchit… J’m’y colle ça te dérange pas hein !
Je me tournais vers Vanessya, passa mon bras autour de sa taille fine et la fit basculer en arrière dans un mouvement digne des plus grands danseurs de tango. Je posais ma main sur sa joue et déposais mes lèvres sur les siennes. Un doux baiser, plein de tendresse comme jamais je ne l’avais embrassée. Puis ma langue vint jouer avec la sienne, rendant le baiser plus savoureux et plus intime. Sans doute ce baiser laissa transparaître l’amour que j’avais pour elle et que je refusais d’avouer, que ce soit aux autres ou à moi-même. Je la relevais alors sans ménagement, la regardais quelques instants avec un petit sourire qui avait l’air de dire « tu ne m’en croyais pas capable hein ?! » et je repris le chemin de la voiture. _________________
°~¤ BaD BoyS AlWayS Win ¤~° |
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